Développement durable

Le développement durable est un développement répondant aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

C’est ainsi que le rapport Brundtland définit le développement durable en conclusion des travaux de la Commission Mondiale des Nations Unies pour l'Environnement et le Développement (CMED) de 1987 (rapport "Notre avenir à tous", dit "rapport Brundtland").


Le développement durable, précise le rapport Brundtland en outre, repose sur trois piliers :

  • une économie performante et durable,
  • la protection de l'environnement naturel et humain,
  • l'équité socio-économique et la protection sociale.


Concrètement, le développement durable implique le maintien des conditions nécessaires à une bonne qualité de vie pour tous ceux qui travaillent et vivent au Luxembourg, tant les citoyens que les résidents et les transfrontaliers.


Le principe fondamental du développement durable réside dans le fait que le développement économique pourvoit à la satisfaction des besoins et des aspirations légitimes de tout un chacun (notamment des pauvres), sans pour autant aller au-delà des limites écologiques de la planète.

 

Agenda 2030 et 17 objectifs de développement durable

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En septembre 2015, les pays membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté un ensemble d’objectifs de développement durable pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous dans le cadre d’un nouvel agenda de développement durable. Chaque objectif a des cibles spécifiques à atteindre dans les 15 prochaines années.


En tant qu’agenda universel, le Luxembourg entend mettre en œuvre les 17 objectifs de développement durable par voie du plan national pour un développement durable. 

 

Un cadre législatif pour le développement durable au Luxembourg


La loi du 25 juin 2004 sur la coordination de la politique nationale de développement durable instaure une structure institutionnelle bien définie, désigne une série d'instruments et nomme leurs responsables respectifs.


Des instruments en faveur d'une qualité de vie pour les générations futures aussi.  

  • Le plan national pour un développement durable

    Le PNDD doit préciser les domaines d'action prioritaires, des objectifs concrets et les actions à prendre dans la perspective du développement durable. Il constitue un document politique dont le gouvernement assume la responsabilité finale et qui doit le guider sur la voie du développement durable.

  • Le rapport national de mise en œuvre du développement durable

Le RNDD doit décrire la situation du Luxembourg en matière de développement durable en vue de tirer des enseignements, tant des succès engrangés que des erreurs commises. Il devra également évaluer, sur base d'hypothèses pertinentes, les conséquences de l'action ou de l'inaction en matière de développement durable.

  • Les indicateurs de développement durable

Les IDD font partie intégrante du rapport national, ils doivent servir d'outil de mesure quant aux progrès réalisés sur la voie du développement durable.

  • Les acteurs
    • Le Gouvernement approuve le PNDD et le met en œuvre. Il prend également acte du rapport national sur la mise en œuvre du développement durable ainsi que du rapport du Conseil Supérieur pour le développement durable.
    • La Chambre des Députés avise le PNDD et prend acte du rapport national sur la mise en œuvre du développement durable ainsi que du rapport du Conseil Supérieur pour le développement durable.
    • Le Conseil Supérieur pour le développement durable - composé de représentants de la société civile et du secteur privé en tant que personnes privées - constitue l'organe de réflexion, de discussion et de conseil en matière de développement durable.
    • La Commission interdépartementale du développement durable - composée de représentants de chaque département ministériel - prépare l'avant-projet de PNDD ainsi que le rapport national sur la mise en œuvre du développement durable. Elle veille en outre à l'intégration sectorielle du développement durable dans les politiques sectorielles.
    • La société civile (population, ONG, secteur privé ...) doit être consultée au sujet du développement durable et sans la participation de laquelle toute politique de développement durable est illusoire.
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