Polluants atmosphériques

L’air circule à raison de 8000 litres (repos) à 15 000 litres (marche) par jour dans nos poumons, sans que nous puissions choisir sa qualité. Pour garantir un bon cadre de vie, il faut vérifier si la protection de la santé humaine est assurée, d’où la nécessité de contrôler la qualité de l’air.

Une atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement

Les polluants ont pour origine des sources d’émission de poussières, de gaz, d’aérosols (dispersion en particules très fines d’un liquide dans un gaz) et de fumées.

Les substances polluantes présentes dans l’air ambiant peuvent affecter le système respiratoire et induire des problèmes pulmonaires. Ces symptomes en cas de pics de pollutions vont toucher principalement les personnes dites sensibles (personnes agées, les enfants en bas age et les patients souffrant de troubles respiratoires et cardiaques).

De fortes concentrations en certains polluants peuvent aussi induire des nécroses à la surface des plantes et des arbres.  En outre, la pollution se fait remarquer en milieu urbain où des phénomènes de corrosion ou de noircissement sont parfois bien visibles sur les bâtiments ou monuments et engendre des frais de restauration très coûteux. Des retombées de polluants particulaires - sous forme de poussières qui se sédimentent - peuvent se déposer dans notre environnement direct et contaminer les aliments et l’eau, causant des problèmes d’ordre sanitaire.

Les polluants

Les polluants - dits primaires - sont directement issus des sources de pollution (trafic routier, acivités industrielles, chauffage, agriculture, etc.) et contribuent par des réactions chimiques - parfois complexes - à la formation d’autres polluants, dits secondaires.

Parmi les polluants les plus rencontrés, et de ce fait aussi les plus contrôlés, se trouvent:

 

Polluant Sources d'émissions principales Effets sur la santé humaine Effets sur l'environnement
Oxydes d’azote (NOx)

Combustions: chauffage, production d’électricité, moteurs thermiques des véhicules,…

Peut passer dans les alvéoles pulmonaires, se dissout dans le sang où il limite la fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine.
Contribue aux pluies acides affectant les végétaux et les sols et à l’augmentation de la concentration de nitrate dans les sols.
Irritant pour les bronches et favorisant les crises d’asthmes et les infections pulmonaires; notamment chez les personnes sensibles.
Contribue à la formation d’ozone photochimique (smog) et aux pluies acides.

Ozone troposphérique (O3)

Polluant secondaire : provient de l’action des rayons ultraviolets du soleil notamment sur le dioxyde d’azote (NO2).

Provoque des migraines, des irritations des yeux et de la gorge, de la toux et une altération pulmonaire, surtout chez les personnes sensibles.

Contribue à l'acidification de l'environnement qui perturbe la composition de l’air, des eaux de surface et du sol.

Poussières en suspension (PM)

(particules fines PM2,5 et PM10)

Origine anthropique: combustions provenant du trafic routier (moteurs diesel), du chauffage domestique (au mazout et au bois), de l'industrie, des travaux de démolition et de construction.

Dépend de la durée et de l'intensité de l'exposition: complications respiratoires, exacerbation d'allergies et de maladies préexistantes, et réduction de l'espérance de vie.

Peuvent avoir des propriétés mutagène ou cancérigène.

Dépositions sur le sol, absorption par les plantes provoquant une diminution de la croissance de celles-ci, dégradation des bâtiments et monuments.

Monoxyde de carbone (CO)

Combustion incomplète de matières organiques (gaz, charbon, fiouls, carburants, bois); notamment du trafic routier.

Se fixe sur l'hémoglobine et bloque ainsi l'apport d'oxygène dans le sang et cause ainsi des maux de tête, des vertiges, ou des problèmes nerveux.

A de très fortes expositions, une intoxication peut causer une asphyxie ou même la mort.

Participe à l’acidification de l’air, des sols, et des cours d’eau, affectant les écosystèmes.

Dioxyde de soufre (SO2) Combustions dans les secteurs résidentiel, commercial, institutionnel et dans l'industrie. Irritant pour les yeux et les voies respiratoires.
Contribue aux pluies acides affectant les végétaux et les sols.

Composés organiques volatils (COV)

Utilisation de solvants par les ménages, utilisation de peintures décoratives, utilisation de peintures dans le secteur industries et carrosseries, certains procédés spécifiques dans les imprimeries et les boulangeries.

Impacts divers et dépendant de la nature du polluant et du degré d’exposition: d’une gêne olfactive et d’irritations des voies respiratoires, à une diminution de la capacité respiratoire.

Le benzène est cancérigène.

Contribuent à la formation d’ozone troposphérique et aux pluies acides.

Dioxyde de carbone (CO2)

Origine naturelle: respiration des êtres vivants; les feux de forêts et les éruptions volcaniques.

Origine anthropique: liée à la combustion de produits contenant principalement du carbone (pétrole, gaz naturel, charbon…).

Gaz peu toxique à faible dose.

A de fortes expositions, le gaz peut provoquer des malaises et des maux de tête; et peut perturber le rythme cardiaque et la pression sanguine.

Gaz à effet de serre.

 

Différentes bases légales fixent ainsi des valeurs limites pour les différents polluants au niveau national et européen.

Les émissions de métaux lourds et de polluants organiques persistants (POPs) ont également suscité un intérêt croissant au cours des dernières années, ce qui a rendu nécessaire leur inclusion dans les inventaires nationaux et internationaux.

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